
Cette date-là, soit le 1er mai 2005, contre le Betis Séville, un génie faisant ses premiers pas professionnels, histoire de débuter une carrière légendaire qui devrait perdurer une autre bonne décennie. En compagnie d’un Ronaldinho dont le niveau était tout simplement utopique, d’un Iniesta encore jeunot, d’un Deco dont les déviations de passes avaient atteint leur paroxysme, Messi, 17 ans, a usé d’un joli sens de l’anticipation et d’une fougue puérile pour mettre au fond cette passe. Oui, cette passe sublime, ce lobe raffiné, cette beauté de sérinité gonflée qui est suspendue au temps comme un flocon de neige dévié de sa trajectoire par une bourasque de vent farouche.
Messi, lui, a l’a met, cette jolie passe, au fond avec une perspicativité qui annonce bien le joueur légendaire qu’il deviendra plus tard. Enfin, vous pourrez dire, lorsque plus vieux, que vous savez vu le premier but de l’histoire d’un des plus grands. Tout le monde sera pendu à vos lèvres lorsque vous raconterez ce moment fatidique de l’Histoire du football. Garanti.



















